01 novembre 2005 à 00h00 | Par Denis Lucas

Travail du sol - Un décompactage comparable entre les dents droites et les dents courbes

Les décompacteurs se différencient par leur type de dent. Les dents droites montées sur une seule poutre permettent les combinaisons d´outils.

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Les différents décompacteurs présents sur le marché se différencient au premier abord par le type de dent qu´ils adoptent. Il existe des dents obliques et légèrement vrillées chez Durou et des dents « Michel » de forme comparable mais légèrement plus coudées, que l´on retrouve chez de nombreux constructeurs. Les dents droites équipent la dernière génération de décompacteurs chez Agrisem, Duro ou Kuhn, par exemple. Les anciennes générations d´outils comportent également des dents droites, mais plus épaisses et orientées vers l´avant. Elles réalisent un travail profond, pour casser une semelle de labour, mais bouleversent plus le sol et en diminuent la portance.

Les dents droites de nouvelle génération et les dents courbes réalisent un travail comparable concernant l´homogénéité de la restructuration, la planéité du sol et l´émiettement de surface. Cependant, les dents droites travaillent à une profondeur minimale de 25 cm et peuvent travailler assez profondément, jusqu´à 40 cm voire plus si la hauteur de la dent le permet. Avec les décompacteurs à dents courbes, la plage de travail optimale se situe entre 15 et 35 cm. La dent Agrisem a la particularité de produire un effet de vague qui restructure de manière homogène l´ensemble de l´horizon travaillé. Elle se démarque également par sa capacité à travailler en conditions humides.

Le choix d´un type de décompacteur se fait également selon le dégagement entre dents qui permet ou non de travailler dans des débris végétaux comme les cannes de maïs grain. Les dents droites peuvent être alignées sur une même poutre car elles peuvent travailler avec un écartement de 75 cm. Pour réaliser un travail comparable, les dents courbes doivent être placées tous les 50 cm. Afin d´améliorer le dégagement, les constructeurs montent donc ces dents sur plusieurs rangées. L´inconvénient de ce montage, c´est qu´il n´est plus possible de combiner le décompacteur avec un autre outil.
Le rôle du rouleau qui équipe un décompacteur est d´assurer le contrôle de la profondeur de travail, de niveler la surface et d´émietter le sol si possible.
Le rouleau à barres, simple et économique, assure un bon contrôle de la profondeur de travail et un bon nivellement de surface.

Le rouleau à double rangée de disques ondulés offre un moins bon contrôle de profondeur si le sol est peu résistant. Par contre, l´émiettement est meilleur. Ce type de rouleau peut aussi avoir une action de faux semis, après un premier déchaumage. Le rouleau de type Farm Flex offre également un bon contrôle de profondeur et repousse les limites d´utilisation du décompacteur en conditions humides, mais il est plus cher.

La vitesse de travail du décompacteur ne doit pas dépasser 6 à 8 km/h en fonction du type de sol. Au-delà, le coût lié aux pièces d´usure s´envole.

 

Clé à molette ~ Les décompacteurs coûtent cher en usure

D´après une étude de la FdCuma de Vendée, le coût moyen des pièces d´usure des décom-pacteurs s´élève à 11,50 euros par hectare.

D´après une étude de la FdCuma de Vendée auprès de 12 Cuma, le coût moyen des pièces d´usure des décompacteurs s´élève à 11,50 euros par hectare, avec un minimum de 4,90 euros qui correspond à une utilisation en pseudo-labour. Le coût le plus élevé, de 18,90 euros/ha correspond à un travail en sols usants avec un décompacteur dont la pièce travaillante est monobloc, et qui doit être changée dès que la pointe est usée alors que dans le même temps, le reste de la pièce ne l´est pas. Certaines des Cuma enquêtées ont recours à des pièces au carbure. Il semble que la combinaison du carbure sur les pointes et les zones d´attaque avec un rechargement pour protéger les flancs soit un bon compromis. L´étude montre que les décompacteurs ont un coût en pièces d´usure par hectare supérieur de 29 % à celui des charrues portées à 4-5 corps et de 53 % à celui des charrues semi-portées. 

 

Un New Holland TSA simplifié

Avec leur cabine basse, les TSA Delta offrent une meilleure acces-sibilité aux bâtiments d´élevage.(New Holland)

New Holland propose une version simplifiée de ses tracteurs TSA avec les modèles Delta. Disponibles en trois puissances (100 ; 112 et 116 chevaux), ils reçoivent un moteur à deux soupapes par cylindre et à gestion mécanique de l´injection. Trois transmissions sont proposées, la Synchro Command 12 x 12 à inverseur mécanique, la Dual Command 24 x 24 à deux rapports et inverseur sous charge et l´Electro Command à quatre rapports et inverseur sous charge.

Le débit hydraulique est ramené à 63 litres/min. Enfin, les TSA Delta bénéficient d´une cabine « basse » dont la hauteur totale est réduite de 150 mm. Elle conserve son toit vitré ce qui rend cette version particulièrement adaptée à l´élevage.

Les autres tracteurs TSA standards prennent la dénomination TSA Plus et bénéficient au passage de quelques évolutions. Ils peuvent recevoir un nouveau relevage avant intégré d´usine. Une version économique de la transmission autorise une vitesse de 40 km/heure à 1920 trs/min moteur. Ces tracteurs peuvent recevoir une nouvelle monte de pneumatiques en 650/65 R38 avec des ailes larges.         

M. P.

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